Voici la 1ère liste FRANCAISE des Dividendes Aristocrates (les « DIVA »)

Je suis heureux de vous annoncer aujourd’hui la création des « Diva », les dividendes aristocrates français !

Sur le modèle des « Dividend Aristocrats » américains, j’ai en effet décidé de créer et de suivre les « dividendes aristocrates » (en français) de France.

Les « dividendes aristocrates » français (les « Diva ») : les meilleures actions à dividendes françaises

Pour simplifier et magnifier cette sélection, j’ai choisi d’appeler ces « dividendes aristocrates » français ainsi : les « Diva ».

Cette terminologie, issue de la contraction du nom, reflète bien d’ailleurs la caractéristique de ces actions d’être des « vedettes » et des actions « éminentes dans leur domaine » (définition Larousse).

Quelles sont les caractéristiques de ces « Diva » des actions ?

Sur le modèle leurs consoeurs américaine, les « Diva » françaises sont une sélection d’actions qui ont les caractéristiques suivantes :

  • une capitalisation boursière supérieure à 5 milliards €
  • une augmentation des dividendes chaque année depuis au moins 10 ans

Ces critères sont purement subjectifs de ma part, mais reflète bien la « philosophie », l' »esprit » des dividendes aristocrates tels qu’ils ont été établis avec la liste américaine : des grandes sociétés (critère de la capitalisation boursière) avec des dividendes en augmentation chaque année.

Je n’ai pas pris comme critère d’appartenir à l’indice du marché parisien (CAC 40) contrairement aux « Dividend Aristocrats » américains (qui appartiennent à l’indice S&P 500) pour ne pas limiter le nombre de sociétés de la liste (une société des « Diva » n’appartient pas au CAC 40).

Par ailleurs, la durée de prise en compte de l’augmentation des dividendes pour les « Diva » a été réduite à 10 ans (contre 25 ans pour les « Dividend Aristocrats » américains) pour laisser la possibilité d’accueillir d’autres sociétés françaises dans cette liste dans le futur.

Car, avec 4 sociétés (seulement !) constituant cette liste des « Diva » en 2016, cette liste est aujourd’hui plutôt « confidentielle ».

Elle n’en constitue néanmoins pas moins une liste d’actions très intéressantes.

Les « Diva » : 4 sociétés aux caractéristiques intéressantes pour l’investissement dans les dividendes

Pour 2016 (date de création de cette liste), les « Diva » françaises sont constituées de 4 sociétés.

Au global, les caractéristiques des « Diva » sont les suivantes :

  • un rendement brut moyen de 1,86% (avec des variations selon les sociétés entre 0,9% et 4%).
  • un taux de croissance moyen annuel d’augmentation des dividendes de 9,53% sur 5 ans et 10,68% sur 10 ans (les dividendes exceptionnels ne sont pas pris en compte)
  • une augmentation des dividendes chaque année, en moyenne, sur une période de plus de 15 ans (je n’ai pas le chiffre exact en raison de l’absence de données)
  • une capitalisation boursière moyenne de 63,5 millards €
  • 3/4 des sociétés appartiennent à l’indice CAC 40
  • Notons, par ailleurs, que les 4 sociétés sont éligibles au PEA (mais pas au PEA-PME).

Ces caractéristiques en font des sociétés particulièrement intéressantes pour l’investissement dans les dividendes. Ainsi, avec de tels taux de croissance des dividendes, les revenus issus des dividendes sont doublés en (un peu plus) de 6 ans !

D’autant que leur éligibilité au PEA permet d’avoir une telle augmentation des revenus dans un cadre fiscal sans « frottement fiscal » (voir l’article sur la fiscalité des dividendes dans un PEA).

Cet atout est primordial et compense la moindre attractivité des « Diva » françaises par rapport aux « Dividend Aristocrats » américains (voir mon article au sujet des caractéristiques des « Dividend Aristocrats« ).

Pour évaluer la performance de ces « Diva », je vais maintenant m’atteler à la création de l’indice des « Diva » (encore un peu de travail en perspective !) et je vous tiendrai au courant (encore un peu de patience !).

Téléchargez la liste des dividendes aristocrates françaises (les « Diva »)

Je vous ai préparé ici la liste des 4 « Diva » françaises en téléchargement.

Vous y trouverez :

  • le nom de chaque société
  • le rendement de chaque société
  • l’historique de versement des dividendes de chacune de ces sociétés depuis 2005
  • le taux de croissance annuel moyen du dividende pour chaque société sur 5 et 10 ans
  • la capitalisation boursière de chaque société

Vous trouverez ici ces informations compilées sont 3 formats : Excel, PDF et GoogleDocs (feuille de calcul partagée avec cours et calcul du rendement en temps réel).

Vous pouvez télécharger ces fichiers ici :

 

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13 Comments

  1. Bonjour, l’idée d’une liste diva me plaît bien, mais un indice à 4 valeurs est un peu réduite. Je suggère d’accepter dans la l’indice des valeurs dont la capitalisation est supérieure à un milliard d’euros (largement liquide pour les petits porteurs que nous sommes). Cela permettrait à des valeurs type Rubis d’y figurer (et quelle croissance de dividende pour rubis, en prenant compte de la division par deux du nominal en 2011, de 1.07 à 2.42 euros en tenant compte de la division du nominal). Pourquoi non plus aussi accepter une stagnation du dividende sur maxi trois ans, cela permettrait des faire figurer des valeurs comme Altarea, qui a certes fait stagner son dividende à 10 euros pendant trois ans, mais multiplier ce dernier par presque 3 (de 4 euros en 2006 à 11 euros en 2016)

    1. Merci pour votre commentaire.
      Je vais regarder l’action Rubis car j’avoue qu’elle n’était pas dans mon « radar ». Je l’intégrerai peut-être alors dans l’indice !
      Concernant votre suggestion de limiter la période d’augmentation des dividendes à 3 ans, cela est clairement insuffisant et pas dans l’esprit des « Dividend Aristocrats » ! Cela ne veut pas dire qu’il n’existe pas d’autres actions à dividendes intéressantes, comme Altarea que vous citez (ou comme Total que j’ai déjà évoquée dans un article précédent). Les « Diva » françaises sont une sélection d’actions à dividendes en augmentation chaque année mais peuvent être complétées pas d’autres actions à dividendes intéressantes (d’autan plus que leurs rendements est plutôt faible, comme je l’indique dans l’article !) pour constituer son portefeuille.

      1. Je parlais plutôt d’une stagnation du dividende sur maxi trois ans, et surtout pas une augmentation du dividende sur trois ans. Pour revenir à l’exemple de Altarea, le dividende a toujours augmenté depuis la cotation de l’action (voir l’historique du dividende x10!). Depuis 2006, le dividende est passé de 4 à 11 euros, malgré grois ans à 10 euros. Je pense que ce type de titre mériterait peut être de figurer dans l’indice diva, ne werait ce que pour diversifier sectoriellement et augmenter un peut plus , le nombre d’action (4 me semble trop réduit pour parler d’indice)

  2. Bonjour Bertrand!

    Merci pour le travail d’analyse synthétique clair qui me fait revoir mes positions sur mes futurs ordres. A contrario du commentaire précédent, je préfère miser sur un nombre de lignes réduites qui entrent dans mon PEA et sur des valeurs sûres et reconnues.
    Bien à toi

  3. Bonjour Bertrand,

    Merci d’avoir partagé cette liste, c’est très utile d’avoir sous la main des actions françaises de qualité à mettre dans son PEA, et j’ai remarqué que j’en avais déjà la moitié en portefeuille (Hermès et Essilor) qui sont des entreprises que j’avais choisi car elles étaient peu endettées, et avaient une bonne rentabilité financière. ça fait plaisir de voir que ces choix sont confortés par d’autres critères. En même temps, c’est normal qu’une entreprise rentable et bien gérée soit en mesure d’augmenter régulièrement son dividende.

    J’ai donc compléter mon portefeuille en rajoutant du L’oréal et du Sanofi, et je souhaiterai aller plus loin dans cette optique de diversification. Autant, on peut trouver facilement l’historique des dividendes des sociétés françaises sur internet, notamment sur des sites comme tradingsat par exemple, autant j’ai plus de mal à trouver ces infos d’historique en épluchant les indices européens ( éligibles au PEA).

    – Connaitrais-tu des sites qui me permettrait d’avoir accès à ces infos ?
    – Que penserais-tu de créer une nouvelle liste dans le même esprit (grosse capi + dividendes croissants) sur toutes les actions éligibles au PEA ?

    1. Jérôme,
      Je connais un site qui donne l’historique des dividendes des sociétés anglaises : http://www.dividendmax.co.uk/. C’est le site que j’utilise ! Comme, en raison de la fiscalité, je ne m’intéresse pas trop à d’autres pays, je n’ai pas cherché pour d’autres pays.
      Pour la liste des entreprises européennes avec des dividendes croissants, je vais y réfléchir, mais je dois vous avouer que c’est un gros travail !! En plus, pour un PEA, seules les sociétés UK sont intéressantes d’un point de vue fiscal. Alors, à mon avis, l’intérêt est limité. Si, en plus, les valeurs UK sortent de l’éligibilité PEA en raison du Brexit, l’intérêt final est pratiquement nul.

      1. Bertrand,
        Quand vous dites « en raison de la fiscalité… » , vous parlez de la fiscalité des dividendes ? En fait, tant que l’on reste dans l’enveloppe fiscale du PEA, il n’y a pas de soucis pour les cessions d’actifs (que les titres soient étrangers ou non ?) ? Après je ne suis pas trop au fait de cela car je n’ai ouvert mon PEA que depuis 3 ans et donc je n’ai pas fait de retrait. La seule ligne étrangère que j’avais en porte feuille était belge.

        1. Jérôme,
          Quand je dis « en raison de la fiscalité », je veux dire que la fiscalité des actions étrangères est particulièrement dissuasive car les impôts à la source étrangers ne sont pas déductibles, ni restitués, même en cas de convention fiscale avec la France. Contrairement à ce qui passe dans un compte-titres. Vous me faites penser ici à faire un article sur le sujet !

  4. Il y’a Unibail Rodamco Westfield également mais pas éligible au PEA car il s’agit d’une SIIC. La foncière a distribué un dividende exceptionnel de 20€ en 2010 en plus du dividende habituel, ce qui peut donner l’impression que le dividende a baissé depuis 2010 mais ce n’est pas le cas s’agissant d’un dividende exceptionnel.

    1. La société n’est clairement pas éligible aujourd’hui. En 2009, 2010 et 2011, la société n’a pas augmenté son dividende (hors dividende exceptionnel). Il est resté identique à 8 €/action. Je vous rappelle que les « Divas » sont les sociétés ayant augmenté leurs dividendes chaque année !

  5. Bonjour Bertrand.un grand bravo pour tes vidéos et ta philosophie de la Bourse rejoins bien souvent la mienne.
    J’ai ouvert récemment un PEA. Ma retraite est dans 8A. Quelle stratégie ? Faire gonfler pendant 8A mon portefeuille et au dernier moment remplacer les anciennes actions par des actions à dividendes à fort rendement (plus de risque). Ou commencer tout de suite par des actions à dividendes?
    Merci

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