J’ai testé Trade Republic [Mon Avis] !

Avis Trade Republic vourtier bourse

Vous voulez investir en bourse ? Vous connaissez le nouveau courtier Trade Republic. Voici mon avis.

Lancée en France en Janvier 2021, l’offre de trading bourse de Trade Republic bouscule les codes de l’investissement en bourse. Ce nouveau courtier donne accès à des actions et à des ETF du monde entier, via son application mobile intuitive, sans les frais habituellement prélevés par les banques et courtiers.

Les investisseurs débutants ou expérimentés peuvent ouvrir un compte en moins de 8 minutes, sans versement minimum et investir en 3 clics.

Qui est Trade Republic ?

Trade Republic est une entreprise d’investissement supervisée par la BaFin (l’autorité de régulation de la finance en Allemagne) qui a développé sa propre infrastructure technologique au cours des 5 dernières années.

La fintech offre depuis mai 2019 ses services innovants de courtage sur le marché allemand et depuis la fin 2020 sur le marché autrichien.

Le succès de son application permettant d’investir dans des actions du monde entier sans payer de commission y est tel que Trade Republic a été élue “meilleure banque d’Allemagne pour le trading” en 2020 par le quotidien économique de référence Handelsblatt.

Fort de cette popularité et des 62 millions d’euros levés en 2020, le courtier s’est lancé en France le 21 Janvier 2021.

Trade Republic dispose d’un agrément en tant que banque de courtage de titres financiers en Allemagne et est supervisée par la Bundesbank et la BaFin (l’autorité de régulation de la finance en Allemagne.

La haute qualité et la sécurité de ses services reposent sur sa technologie bancaire exclusive et sa coopération avec des partenaires réputés tels que HSBC et solarisBank.

Créée en 2015 par Christian Hecker, Thomas Pischke et Marco Cancellieri, la société compte parmi ses investisseurs Accel, Creandum, Founders Fund et Project A.

PEA ou Compte-titres chez Trade Republic ?

Pour le moment, toute ouverture de compte chez Trade Republic ne peut se faire que dans le cadre d’un compte-titres.

Important : comme ce courtier est un courtier étranger, vous devrez donc déclarer votre compte Trade Republic dans votre déclaration annuelle de revenus/d’impôts ! Ne l’oubliez pas pour ne pas subir une amende de 1 500 € ! 😡

Trade Republic annonce la possibilité prochaine d’ouvrir un compte PEA (en 2022).

Sincèrement, je suis dubitatif ! Pour rappel, cela fait 4 ans que DeGiro promet la même chose et ne l’a jamais fait. 🙄

Chaque courtier étranger qui se lance en France fait toujours ce type d’annonce pour attirer les investisseurs français.

Mais la complexité et les contraintes réglementaires françaises sont tels que les coûts humains, techniques et financiers pour proposer un PEA me font douter de l’intérêt pour Trade Republic de proposer le PEA aux Français(e)s.

En tout cas, pour l’instant, il n’est pas possible d’ouvrir un compte PEA chez Trade Republic !

Une application fluide, complète et simple

Trade Republic est un courtier principalement disponible sur mobile.

Mise à jour : depuis Octobre 2021, Trade Republic est également accessible depuis un ordinateur grâce à la version Web. Néanmoins, la version Web/Internet ne dispose pas (encore) de toutes les fonctionnalités de la version mobile : seul le passage d’ordre est possible (et la configuration/paramètres du compte), la consultation de l’historique du compte n’étant, en particulier, pas disponible.

L’application est hyper simple et très fonctionnel. L’application est à la fois téléchargeable gratuitement sur l’Apple Store et le Google Play Store (pour Android).

L’inscription est très facile. Cela ne prend que quelques minutes. Il faut fournir les documents d’identité, qu’il faut scanner sous différents angles.

Trade Republic promet que cela met moins de 8 minutes. Cela a même mis un peu moins de temps pour moi ! 👍

Il faut ensuite faire un virement vers votre compte Trade Republic. De mon compte Boursorama cela a pris moins de 24 heures !

Depuis Juillet 2021, il est même possible d’alimenter son compte Trade Republic par carte bancaire. Un atout non négligeable par rapport à d’autres courtiers.

L’interface est sobre et simple d’utilisation.

La recherche de valeurs (actions ou ETF) est rapide et complète.

Tarifs : des frais courtage Trade Republic parmi les plus faibles

La technologie de Trade Republic lui permet d’automatiser et d’exécuter en temps réel des opérations financières complexes afin d’offrir une expérience client optimale et de réduire considérablement les coûts de transaction et de détention de titres financiers.

Ces innovations permettent à Trade Republic de ne pas charger de commission à ses clients et de leur offrir des conditions transparentes: il n’y a pas d’investissement minimum, ni de pénalité en cas d’inactivité, ni de frais de garde, ni de taux de change majorés.

Les frais sont absolument très faibles :

1 (un) euro par ordre (en cas d’exécutions partielles, les frais externes ne sont facturés qu’une fois par jour de trading).
0 (zéro) euro par ordre d’achat en cas d’achat programmé (minimum de 10 euros).

A noter quand même : l’ordre de vente (même en cas d’achat programmé) est facturé 1 euro.

L’investissement progressif est très simple à mettre en place et il peut être modifié et annulé à tout moment.

La tenue du compte titre est aussi gratuite.

Il faut noter que les frais de change sont réduits au minimum.

Pour les débits, toutes les conversions monétaires se font au cours en vigueur correspondant pour la vente de devises (cours acheteur). Pour les crédits, elles se font au cours en vigueur correspondant pour l’achat de devises (cours vendeur).

Concernant les tarifs de Trade Republic, on peut dire qu’ils sont parmi les plus bas du marché.

Ce ne sont néanmoins pas les plus bas dans tous les cas de figure : on trouve moins cher chez Bourse Direct pour les petits ordres sur le marché français (0,99 €) et aussi chez DeGiro pour les actions américaines pour des petits ordres (0,04% de frais de courtage) et américaines (0,5 € + 0,04 USD/action).

Trade Republic apparaît néanmoins clairement le moins cher pour des ordres au-dessus d’environ 500 € (selon les courtiers concurrents), que ce soit sur les actions françaises ou étrangères.

Mais le principal point et intérêt financier de Trade Republic, à mes yeux, est son absence de commission de change, contrairement à la plupart des autres courtiers (même les courtiers soit-disants « gratuits » comme Trading 212 – voir mon avis trading 212 ici).

Un gros gros point positif pour ce courtier pour moi qui investit principalement aux Etats-Unis. 👍👍

Comment Trade Republic se remunère ?

Avec des frais aussi bas, on peut légitimement se demander comment Trade Republic se rémunère et gagne de l’argent (sauf preuve du contraire, le métier de courtier n’est pas du mécénat et les investisseurs des bons samaritains 😀).

Trade Republic se rémunère de deux manières.

Tout d’abord, comme certains courtiers dits « gratuits », Trade Republic gagne de l’argent en revendant vos ordres de bourse.

Vos ordres de bourse sont transmis, non pas au « marché » mais à des « traders haute fréquence » qui gagnent quelques centimes sur votre ordre de bourse. Et ces « traders » reversent une partie de leurs gains à Trade Republic, comme indiqué dans les conditions générales de vente du site : “Trade Republic also receives payments from third parties for the execution of the securities orders (see section 4.2. Of the framework agreement).« 

Néanmoins, comme me l’a indiqué la société, cette rémunération se fait dans le cadre de la « meilleure exécution », comme la loi les y oblige. Autrement dit, cela ne signifie pas que vous achetez ou vendez vos actions à un cours supérieur ou inférieur à ce que vous obtiendrez avec un autre courtier. Dans ce cadre, vos ordres d’achat/vente sont effectués à un cours toujours optimisé (si vous achetez/vendez des actions européennes, vous le ferez ainsi à un cours toujours identique ou plus avantageux que celui de la bourse Euronext).

Le deuxième mode de rémunération de Trade Republic, qui constitue d’ailleurs la plus grande partie de ses revenus, est la commission versée par les émetteurs d’ETFs/Trackers ou de fonds (SICAV/FCP). Lorsque vous achetez ce type de valeurs, Trade Republic reçoit une rémunération (comme tous les courtiers d’ailleurs).

Cette rémunération n’a rien d’exceptionnel (tous les courtiers la reçoivent) et est inclut dans la performance de ces valeurs (ETFs/Trackers ou fonds). D’ailleurs, le fait que Trade Republic référence un grand nombre d’ETFs/Trackers plutôt que des fonds (SICAV/FCP) participe de la volonté de la société de privilégier ces produits plus intéressants pour les épargnants en raison de leurs frais moins élevés (et donc moins rémunérateurs pour Trade Republic).

Un accès au marché mondial des actions, des ETF et des Turbos

Trade Republic offre un accès à :

7 500 actions du monde entier (dont près de 600 Françaises)
1 065 ETF d’Amundi, iShares, Lyxor, etc.

L’application offre aussi des cotations en temps réel et différents types d’ordre accessibles pendant des horaires de marché étendus de 7h30 à 23h.

Trade Republic ajoute régulièrement des valeurs disponibles au « trading ».

Ainsi, depuis août 2021, Trade Republic offre la possibilité d’acheter/vendre des turbos pour prendre des positions à la hausse ou à la baisse sur des actions, des indices, des monnaies et des métaux précieux. Cette offre est disponible sur une large sélection de turbos HSBC.

Et le passage d’ordre est simplifié au maximum. Quelques clics.

Il y a 3 types d’ordre :

  1. Les ordres au prix du marché
  2. Les ordres à cours limité
  3. Les ordres stop

L’investissement programmé : qu’est-ce que c’est ?

Trade Republic offre aux épargnants traditionnels la possibilité de créer des plans d’investissement programmé, à partir de 10 euros, afin de les aider à constituer sur le long terme une épargne placée de manière automatique dans les titres financiers de leur choix.

Il est possible d’investir de manière programmée : 2 fois par mois, tous les mois, ou tous les trimestres.

On peut choisir d’être exécuté en début ou en milieu de mois. C’est vraiment très souple.

On a alors accès à :

2 500 actions (soit moins d’actions disponibles qu’en cas d’achat « classique »)
1 065 ETF

L’investissement programmé permet aussi d’acheter des fractions de parts d’actions ou d’ETF.

Je regrette juste que cette fonctionnalité d’achat d’actions fractionnées soit réservée à l’achat dans le cadre de l’investissement programmé et non dans le cas d’achat simple 😞 !

Notez aussi que pour faire vos achats programmés, vous devez investir au minimum 10 euros (par quinzaine, mois ou trimestre).

Globalement, ce service est extrêmement simple et facile à mettre en place.

Mon avis final sur Trade Republic

Au final, mon avis sur ce courtier/broker est plutôt positif. 😍

Ce que j’apprécie :

  1. La facilité d’inscription et d’utilisation
  2. Le grand nombre d’actions et ETF disponibles.
  3. Ses tarifs très intéressants, en particulier pour des montants élevés. Trade Republic est un des rares courtiers à proposer des tarifs fixes par ordre (quelque soit le montant de l’ordre).
  4. Une absence de frais de change (ou minimes) qui le rend particulièrement compétitif sur le marché !
  5. Une offre « d’investissement programmé » particulièrement intéressante en frais de courtage (même si je ne l’utilise pas). Pour celles et ceux qui sont intéressé par ce type d’offres, Trade Republic est clairement bien placé sur ce point (en particulier en comparaison du courtier Trading 212).

Ce que je pourrais regretter :

  1. Un nombre d’actions plus limité disponible dans l’offre d’investissement programmé.
  2. Une tarification plus élevée dans le cadre de l’achat simple (« classique ») d’actions que dans le cadre de l’investissement programmé.
  3. L’achat d’actions fractionnées uniquement disponible dans l’offre d’investissement programmé.

Au final, on ne peut que se féliciter de l’arrivée de ce courtier en France en 2021.

Il apporte un renouveau et des innovations qui pourront convaincre de nombreux Français(e)s d’investir en bourse.

Personnellement, je n’ai pas choisi de quitter mon courtier personnel.

Je n’ai pas encore assez de recul et d’expérience avec Trade Republic pour abandonner mon courtier Lynx Broker.

Si vous voulez comprendre pourquoi je reste fidèle à Lynx Broker, je vous explique ici comment bien choisir votre courtier.

Ouvrir un compte chez Trade Republic

L’ouverture d’un compte Trade Republic se fait uniquement en utilisant votre téléphone mobile (avec l’application disponible sur L’App Store ou Google Play).

Pour ouvrir un compte chez Trade Republic cliquez ici.

En ouvrant votre compte par ce lien de parrainage, vous bénéficiez de 15 € offerts par Trade Republic, crédité après votre premier achat (je bénéficierai également de la même offre).

👉 Profitez de ces 15 € crédités sur votre compte en cliquant ici !

Questions fréquentes

Trade Republic propose-t-il un PEA ?

Trade Republic annonce la disponibilité prochaine de l’investissement dans le PEA. Néanmoins, il n’est pas possible pour le moment d’ouvrir un PEA chez Trade Republic. Ce que je pense de cette annonce sur le PEA est expliqué ici.

Trade Republic est-il le courtier le moins cher ?

Trade Republic est un des courtiers français parmi les moins chers. Néanmoins, cela dépend du montant de votre ordre de bourse et du type d’actions achetées/vendues. Voici mon comparatif des frais de courtage.

53 réflexions au sujet de “J’ai testé Trade Republic [Mon Avis] !”

  1. J’ai moi même installé et ouvert un compte.
    Le compte s’ouvre vite, le KYC également est très facile (photo ID et selfie), le transfert via le compte de la banque est rapide (24h pour que mon compte ai été crédité)

    En revanche, l’interface n’est pas super mais c’est la contrepartie de la simplicité et de l’accès mobile.

    Toutes les cotations sont affichées en € (même pour les valeurs US et Asiatiques) et on ne sais pas à quel taux de change on passe les ordres. Les historiques de cours ne remontent pas avant 2016 sur les valeurs.

    L’offre est gigantesque, des milliers de titres…Quand on a été frustré dans son PEA de ne pas pouvoir acheter les grosses valeurs américaines notamment (ex : GAFA).

    Les ordres sont super faciles à passer et exécution rapide.

    Pour de l’achat long terme et diversification internationale je pense le service de Trade Republic excellent et offre la possibilité d’acheter pour de petits montants sans être assassiné par 30 à 40 € frais chez des courtiers en lignes actuellement leaders en France.

    Pour l’utilisateur qui aime faire du trading, des aller-retour je ne pense pas que TR soit la solution adaptée du tout.

    Répondre
  2. Le courtier est en effet « gratuit » à première vue, mais se rémunère en fait sur le book bid/ask. Les prix affichés pour acheter ou vendre les actions sont moins plus élévés ou plus faibles que le prix sur euronext. Il suffit de comparer… https://live.euronext.com/

    Répondre
  3. Bonjour. J’utilise Trade Republic et l app est top. Très pratique. Et en constante amélioration avec de nouvelles fonctionnalités régulièrement et un PEA pour bientôt.

    Bonne journée et bon investissement.

    Julien

    Répondre
  4. Dividendes, plus-values (avec abattements pour durée de détention), moins-values, OST genre réinvestissement de dividendes en titres, fiscalité, déclaration fiscale annuelle ? Sans ces « détails » sur la façon dont TR gère cela, et je comprends que c’est difficile pour les banques et courtiers étrangers, difficile de se faire une opinion et d’envisager d’ouvrir un compte chez eux. Pour le reste apparemment c’est très bien. A voir tout de même si les cours en carnet d’ordres sont proches de ceux du marché.

    Répondre
    • Vous recevez vos montants de dividendes sur votre compte Trade Republic tous les mois, la fiscalité des dividendes étant prélevée à la source comme chez tous les courtiers.

      Répondre
  5. Je suis d’accord. Vous lisez le test que Trading 212 qui aborde beaucoup de points intéressants. Mais qui ne sont même pas repris ici.
    Ce serait bien de compléter le test de Trade Republic afin de faire un comparatif à arguments égaux.
    On a l’impression que l’auteur privilégie Trade Republic en omettant volontairement les points négatifs abordés dans le test de Trading 212.
    Un complément svp?

    Répondre
    • Bonjour, je vous confirme que Trade Republic ne prélève aucun frais sur les versements de dividendes. Je précise que c’est le cas aussi des autres courtiers !

      Répondre
  6. Bonjour, Est ce qu’une fois qu’on a ouvert notre compte sur TR avec notre téléphone on peut aller acheter des actions avec notre ordinateur et utiliser TR avec un ordi? merci, cordialement

    Répondre
    • Bonjour, depuis octobre 2021, Trade Republic permet de gérer ses comptes depuis Internet. Donc, effectivement, après votre inscription par application mobile, vous pouvez acheter des actions depuis votre ordinateur.

      Répondre
  7. Bonjour

    Et t’il possible d’ouvrir deux comptes distinct pour les céder à mes deux filles à leurs majorités.Investissement sur ETF capitalisant pour allégé les impôts sachant que les filles sont encore jeunes est que ni un livret A ni une assurance vie me permet de contrer l’inflation avec les frais.

    Merci à vous et merci pour vos contenus

    Répondre
    • Bonjour, vous ne pouvez ouvrir qu’un seul compte chez Trade Republic par personne. De plus, il faut être majeur (plus de 18 ans) pour ouvrir un compte. Mais vous pouvez ouvrir un compte à votre nom et y placer l’argent pour vos enfants; à leur majorité, vous verserez l’argent sur leurs comptes personnels en vendant vos actions au préalable. Sachant que, dans ce cas, c’est vous qui subirez la fiscalité.

      Répondre
  8. Bonsoir Bertrand,
    Tout d’abord, merci pour ce compte rendu détaillé sur Trade Republic.
    A sa lecture, je me suis posé trois questions qui me paraissent très importantes.
    1) Il n’est pas exact de dire que tous les courtiers prélèvent à la source les impôts sur les dividendes perçus par leurs clients. Pour les courtiers étrangers, n’ayant pas d’établissement en France, c’est généralement à l’épargnant de sortir, chaque mois, son carnet de chèque et de remplir le CERFA avant d’envoyer le tout au fisc. Ce qui fait un travail administratif particulièrement astreignant. D’où ma question : qu’en est-il de Trade Republic ? Est-il véritablement implanté en France et a-t-il des liens avec le fisc français (ce qui suppose la communication, au moment de l’ouverture du compte, du numéro fiscal de l’épargnant) ?
    Je ne suis pas du tout sûr que ce soit le cas.
    2) La deuxième question est le prolongement de la précédente : qu’en est-il de l’IFU pour l’année fiscale écoulée ?
    3) Enfin, une question très importante, elle aussi : Trade Republic est un courtier en ligne. Ce n’est pas une banque. Il doit donc s’adosser à une banque pour le dépôt de l’argent des épargnants et la gestion de leur compte. Quelle est cette banque ? Où est-elle située ? Et, surtout : les comptes des épargnants sont-ils ségrégués ou sont-ils au contraire fondus en un seul compte, celui de Trade Republic ?
    Ces trois questions me paraissent primordiales avant d’ouvrir un compte.
    Merci par avance pour votre réponse.
    Bien cordialement.
    Pierre

    Répondre
    • Bonjour Pierre, voici mes réponses à vos questions :
      1) Je vous confirme que Trade Republic prélève le PFU de 30% sur le versement des dividendes d’actions françaises (je l’ai testé avec des actions françaises). Par contre, pour les actions étrangères, Trade Republic prélève à la source la « retenue fiscale » du pays de l’action (là aussi j’ai pu le tester avec des actions américaines).
      2) Trade Republic est un courtier qui s’est lancé en 2021 sur le marché français, donc je n’ai pas encore pu vérifier qu’ils fourniront l’IFU. Il faudra pour cela attendre Avril/Mai 2022 pour le savoir. Mais, en tout cas, c’est un document que j’attends avec impatience pour en connaître l’existence, et surtout la qualité.
      3) Trade Republic est une entreprise d’investissement. Les fonds sont déposés auprès de solarisBank AG, une banque allemande supervisée par la Banque fédérale d’Allemagne et la BaFin (Autorité allemande de supervision financière). Les titres de votre compte-titres ne sont pas couverts par la protection des dépôts mais demeurent votre seule propriété en toutes circonstances. Ils sont conservés par leur banque dépositaire HSBC .
      Si tous ces éléments de décision pour choisir votre courtier vous intéresse et que vous souhaitez choisir le meilleur courtier pour vous, sachez que j’ai réalisé des tutoriels détaillés sur tous ces aspects ici : https://revenusetdividendes.com/formation-courtiers-gagnants/

      Répondre
  9. Merci beaucoup, Bertrand, pour votre réponse, toujours aussi documentée, précise et experte, et qui me donne envie d’ouvrir chez Trade Republic pour investir dans … les actions helvétiques, si cela est possible. Car il y a de belles plus-values à réaliser sur des valeurs comme Nestlé, Swatch ou Richemont, entre autres, et il n’est pas facile (et plutôt coûteux) d’y investir à partir d’un courtier en ligne domicilié en France.
    J’en profite pour vous dire combien j’apprécie votre site, ainsi que la haute qualité de vos articles et de vos réponses.

    Répondre
  10. Bonjour Bertrand,
    Je suis allé sur le site de Trade Republic et je voudrais apporter quelques précisions sur la question des commissions de change.
    Vous dites dans votre compte rendu :
    « Mais le principal point et intérêt financier de Trade Republic, à mes yeux, est son absence de commission de change ».
    Cela n’est pas exact.
    Le site prélève une commission de change sous la forme d’un spread élargi. Je cite Trade Republic (https://support.traderepublic.com/fr-fr/319-Comment-fonctionne-la-conversion-de-devises-) :
    « Pour les conversions monétaires, les cours acheteur et vendeur interbancaires (de devises) sont vérifiés plusieurs fois par jour ouvré pour refléter le marché. Les cours d’achat ou de vente des devises nécessaires à la conversion monétaire sont calculés sur la base de ces cours et en prenant en compte une majoration ou une minoration correspondant aux marges d’achat et de vente figurant dans la liste ci-dessous.
    Le cours d’achat ou de vente des devises calculé en dernier au moment du traitement de la transaction est pris en compte. Ce moment n’est pas concomitant avec la transaction sur titres en elle-même. »
    Trade Republic précise ensuite la marge prélevée pour les différentes devises. Pour le CHF, c’est 14 pips (c’est-à-dire 0,0014 CHF), ce qui, au cours actuel, représente une commission d’environ 0,13 %. Cela reste raisonnable, mais ce n’est pas non plus tout à fait négligeable. En tout état de cause, cela reste très supérieur à la commission de change prélevée par Pro Real Time – qui agit pour Interactive Brokers – et qui prélève 2,50 € pour 50 000 €, soit un taux de prélèvement égal à 0,005 %. Et, sur un investissement de 2500 € (qui correspondent, pour les actions cotées en euros, à la commission de 0,04 % prélevée par Degiro sur les actions belges et françaises), cela représente des frais de 3,25 €, à ajouter au 1 € de frais forfaitaires de transaction. Soit 4,25 € de commissions, à payer lors de l’achat, mais aussi lors de la vente (car il ne semble pas qu’il soit possible de conserver ses devises dans une « poche » dédiée sauf à créer un deuxième compte courant). Au total, cela fait 8,50 € et non les 2 € forfaitaires des allers et retours effectués en euros.
    On ne peut donc pas dire qu’il n’y a pas de commission de change chez Trade Republic. Tous les courtiers en ligne sont obligés de prélever une commission de change et la commission prélevée par Interactive Brokers apparaît en définitive moins élevée que celle, cachée, prélevée par Trade Republic sous la forme d’une marge élargie par rapport au spread du marché des changes.
    Bien cordialement.

    Répondre
    • Merci Pierre pour cette précision que je n’avais pas perçu ! Effectivement, on peut donc bien dire que Trade Republic perçoit une commission de change cachée (ou en tout cas pas transparente). C’est un point important.

      Répondre
  11. Bonjour Bertrand,
    Je reviens vers vous car j’ai la réponse à la troisième question que je vous avais posée dans mon message du 7 novembre dernier.
    Il n’y a pas de compte ségrégué chez Trade Republic. Cela signifie que l’argent que l’on dépose chez Trade Republic, ainsi que les titres que l’on y a acquis, sont déposés sur le compte collectif de la banque en ligne et conservés par Solarisbank :
    « Nous ne proposons pas d’activités de réception de dépôts. Vos espèces sont stockées sur un compte collectif – afin d’éviter notamment des frais de tenue plus élevés pour les comptes individuels.
    Le compte collectif est détenu par notre partenaire bancaire, Solarisbank AG basé à Berlin, établissement de crédit supervisé par la Banque fédérale d’Allemagne (Bundesbank) et l’Autorité fédérale de supervision financière (BaFin). Ainsi, les fonds des clients sont détenus séparément des actifs de Trade Republic. La garantie légale des dépôts s’élève à 100 000 € maximum par personne.
    Les créances mutuelles résultant de la garde du compte-titres et des opérations effectuées pour votre compte sont compensées. Cela permet ensuite de calculer le montant actuel de votre solde . Nous garantissons ainsi la consultation de votre solde en temps réel.
    Nous compensons directement les ordres sur les titres et le règlement de ces derniers avec la garde des valeurs mobilières ».
    En conséquence, si Trade Republic faisait, pour une raison ou pour une autre, faillite, les épargnants perdraient leur capital non investi en titres, sauf à considérer que la garantie légale des 100 000 euros serait effectivement appliquée (ce que je ne crois pas compte tenu de l’ampleur des sommes en jeu). Il en serait évidemment de même pour les dépôts en espèces et les liquidités en cas de faillite de Solarisbank (mais cela serait valable aussi si les comptes étaient ségrégués).
    Cela doit être connu avant toute ouverture de compte.
    Bien cordialement.

    Répondre
    • Merci Pierre encore une fois pour ce retour. Néanmoins, je ne crois pas que cette garantie de 100 000 € soit fictive car elle est garantie par l’autorité financière allemande. Le problème, en cas de faillite, viendrait plutôt à mon avis de la difficulté à faire valoir ses droits dans un pays étranger (en l’occurrence Allemagne) : qui contacter, quelle juridiction, quel formalisme, etc…

      Répondre
  12. Bonjour,
    Je n’ai pas trouvé d’offre pour l’ouverture d’un PEA.
    Pouvez-vous me confirmer qu’il est possible d’ouvrir un PEA chez Trade Republic et comment faire ?
    Merci pour votre réponse.

    Répondre
  13. Merci pour toutes ces précisions. Ma question concerne l’effet de levier. Est il possible de le pratiquer actuellement ou est il prévu dans l’avenir proche ? Merci de votre réponse.

    Répondre
    • Bonjour, de quel « effet de levier » voulez-vous parler ? Pour répondre à votre question concernant les produits disponibles chez Trade Republic, il me serait utile que vous précisiez votre question.

      Répondre
  14. Bonjour,
    Les alertes de prix sont-elles gratuites ?
    De même, qu’est-ce que les frais d’incitation de tiers, facturés 1,50€ ?
    Merci pour votre réponse

    Répondre
    • Bonjour, je vous confirme que les alertes de prix chez Trade Republic sont gratuites. Concernant les « frais d’incitation » dont vous parlez, je n’en ai a pas connaissance. Pouvez-vous m’indiquer où vous les avez vu ?

      Répondre
  15. Bonjour,
    Ces frais apparaissent lorsque l’on consulte la fiche d’information sur les coûts au moment de valider l’ordre, frais d’incitation de tiers, pour un montant de 1,50€.

    Répondre
    • Bonjour, les « frais de tiers » correspondent, dans la terminologie de Trade Republic, aux frais de courtage de 1 € sur l’achat de titres. Je vous confirme que, personnellement, suite à mes achats, ces frais de courtage se montent bien à 1 € et non 1,50 € !

      Répondre
  16. Avertissement : Dans les développements qui suivent, j’ai retenu, pour fixer les idées, le cours du change de l’EUR/USD du moment où j’ai rédigé ce texte, soit 1,1480 USD pour 1 EUR.
    Bonjour Bertrand ,
    Je viens d’ouvrir un compte chez Trade Republic et j’aimerais apporter ici mon témoignage, qui, je l’espère, éclairera le jugement de ceux de vos lecteurs qui sont encore dans l’indécision.
    1) L’ouverture du compte est très simple, sauf qu’elle a pris chez mois plus de 24 heures (en semaine et aux heures de bureau) et non pas 8 minutes comme annoncé sur plusieurs sites. La procédure a en effet été interrompue par le système pendant 24 heures et il m’a fallu reprendre là il m’avait laissé.
    Ensuite, lorsque la procédure d’inscription est achevée, Trade Republic vous transmet deux numéros :
    – un numéro IBAN ;
    – un numéro SWIFT.
    Et c’est tout. Puis le site vous recommande de faire un virement dès que possible.
    Et là, vous vous heurtez à deux obstacles imprévus :
    – Vous ne savez pas quel est le nom exact du titulaire du compte (ni d’ailleurs l’adresse de la banque dépositaire, pourtant indispensable pour remplir, l’année suivant l’ouverture du compte, la déclaration n° 3916) dont on vous a fourni l’IBAN alors que votre banque le réclame impérativement. Vous pensez que ce n’est pas vous puisque, au cours de la procédure d’inscription, on vous a demandé d’approuver la clause en vertu de laquelle votre argent et vos titres seraient déposés sur un compte collectif et non sur un compte individuel (le vôtre).
    Et pourtant, votre compte est bien à votre nom. Il n’est pas ségrégué, c’est un compte collectif, mais il est tout de même à votre nom ! Allez comprendre…
    – Le numéro SWIFT qui est communiqué diffère de celui qui figure sur internet et sur le site de Trade Republic lui-même ! Heureusement, ma banque n’exige pas le numéro SWIFT pour procéder à un virement externe à l’étranger dans la zone SEPA.
    J’ignorais toutefois qu’un établissement financier pouvait avoir deux numéros SWIFT distincts !
    2) Ensuite, je suis allé sur la plateforme pour voir le catalogue des titres sur lesquels je pouvais intervenir, notamment par la procédure d’investissement programmé qui m’intéresse énormément.
    Et là, nouvelle incompréhension. Prudent au point de lire tous les avertissements et les paragraphes les plus obscurs, je suis tombé, au chapitre des frais pour un investissement programmé, sur la phrase suivante :
    « Incitations de tiers : 30.00 € / 0.25 % ; coût total : 31.00 € / 0.26 %. Paiements de tiers à la banque : en supposant une période de détention de cinq ans, Trade Republic est susceptible de recevoir de tiers, des commissions s’élevant à 30,00 € (0,25%). Sur une période de 5 ans, les paiements de tiers à Trade Republic incluant ces commissions s’élèvent donc à 31,00 € (0,26%) ».
    Qu’est-ce que ce charabia signifie ? Que signifie l’expression « incitations de tiers » ? J’ai eu beau cherché sur le site de Trade Republic, je n’ai trouvé aucune définition, ni aucune explication claire.
    D’après ce que je comprends, 30 € à 0,25 % proviennent d’un investissement cumulé de 12 000 € sur 5 ans, soit 2 x 100 € par mois pendant cinq ans, chiffres que j’avais bien saisi pour la valeur convoitée (100 € les 2 et 15 de chaque mois pendant 5 ans).
    Le 1 € supplémentaire est la commission que prélève Trade Republic lors de la vente des titres, car, alors, en ce cas, il y a débouclage du plan et les frais réapparaissent (ce qui est logique).
    Mais à quoi correspondent les 30 € restants ? Cela veut-il dire que je devrai payer 6 € par an (= 2 x 100 x 12 x 0,25%) à Trade Republic en compensation de l’absence de commissions que tout investissement programmé implique ? Dans ce cas, il s’agit d’une commission cachée de 0,25 % du montant de l’investissement. Ce chiffre de 0,25 % est d’ailleurs explicitement repris par la plateforme.
    Ou s’agit-il de la rémunération issue de prêts de mes titres dont Trade Republic avertit pourtant, lors de l’inscription en ligne, qu’elle ne les pratique pas ?
    En réalité, soyez rassuré, il ne s’agit ni de la rémunération d’un éventuel prêt de titres, ni de frais cachés, qui seraient égaux à 0,25 % et qui seraient prélevés sur chacune des transactions programmées. La commission forfaitaire de 1 € disparaît effectivement et n’est remplacée par aucune commission proportionnelle. Par souci de transparence, Trade Republic indique les revenus qu’il perçoit de ses partenaires à l’occasion de mes achats. Quelle est la nature de ces revenus et sur quels fondements sont-ils justifiés ? Pour les ETF, on conçoit qu’il puisse y avoir partage des frais provenant du TER et donc rétrocession de l’ETF au bénéfice de Trade Republic. Mais pour les actions ? Rassurez-vous, ce ne peut être une fraction des dividendes qui serait prélevée à votre insu. D’après l’aide en ligne, vous percevez bien l’intégralité des dividendes, y compris sur les fractions d’actions. D’ailleurs, les dividendes ne peuvent être connus d’avance. Tout cela demeure donc bien mystérieux.
    Ce que je remarque à l’occasion, c’est l’incohérence de la plateforme qui consiste à additionner, dans le calcul des frais, ce qui est versé par l’épargnant à l’État français (comme la TTF) et ce qui est versé par les partenaires de Trade Republic à ce dernier. Cela n’a aucun sens puisque les débiteurs et les créanciers diffèrent pour chaque catégorie de frais.
    Enfin, et c’est là peut-être le plus important, il y a un point noir dans le fonctionnement du plan d’investissement : c’est le fait que vous ne pouvez pas conserver les titres que vous avez acquis à l’aide d’un plan d’investissement dès lors qu’il est achevé ou interrompu. Cela paraît complètement fou, mais c’est ainsi. A l’issue d’un plan d’investissement, vos titres sont immédiatement et automatiquement vendus par votre courtier au prix du marché (i. e. « au mieux »).
    Réfléchissons dès lors un peu et faisons deux hypothèses :
    – La première hypothèse est que le cours du titre que vous avez acheté a baissé régulièrement pendant la période d’exécution du plan d’investissement. Dans ce cas, vous avez moyenné en baisse, mais dès que le plan d’investissement s’arrête, le système vend automatiquement vos titres au prix du marché. Donc, vous faites automatiquement une moins-value puisque le prix de cession, qui est inférieur au dernier prix d’achat, est, de ce fait, et compte tenu de l’hypothèse ici retenue, inférieur au prix d’achat moyen. Et, si vous ne voulez pas faire de moins-value, il vous faut prolonger indéfiniment votre plan d’investissement. Inquiétant pour une valeur qui baisse continument. Alors qu’avec un achat ponctuel et unique en début de période, vous pouvez vous armer de patience face à la baisse et attendre que le cours du titre remonte. Avec le module « plan d’investissement », ce n’est pas possible.
    – Faisons maintenant l’hypothèse inverse : le titre connaît une hausse régulière de son cours pendant la période d’exécution du plan d’investissement. L’interruption du plan vous met par conséquent en position de réaliser une plus-value pour les raisons symétriques du cas précédent : la vente de vos titres se fait à un cours supérieur de celui de votre dernier achat, lequel est, par hypothèse, supérieur au prix d’achat moyen. Mais cette plus-value sera bien plus faible que si vous aviez effectué votre achat intégralement au tout début de la période en question.
    Donc, si l’on y réfléchit bien, ce système est construit de façon telle que, de deux choses l’une : soit il vous fait réaliser des moins-values ; soit il vous fait réaliser des plus-values très inférieures à la pratique traditionnelle de l’achat ponctuel et unique.
    Et tout cela dans quel but ? Dans le but d’économiser un euro de commissions et aussi pour éviter d’avoir à se donner la peine d’essayer d’évaluer si le titre sur lequel on a jeté son dévolu est bien dans ses plus bas relatifs.
    La paresse et l’ignorance se paient ici très cher.
    – Bien sûr, il existe une troisième hypothèse, probablement la plus fréquemment observée, d’ailleurs : celle d’une fluctuation des cours autour d’une moyenne historique pendant toute la période d’exécution du plan d’investissement. Mais, dans ce cas, rien ne dit que vous aurez la chance, à l’aide de vos versements périodiques, d’acheter systématiquement dans les creux. Au contraire, plus la période d’investissement sera longue, plus la probabilité d’investir en moyenne aux alentours du prix d’équilibre sera élevée, car vous aurez autant de chances d’acheter dans les sommets que dans les creux et vice et versa. En conséquence de quoi, à l’issue du plan, votre plus-value sera proche de zéro.
    Dans tous les cas de figure, on voit bien que la liquidation automatique de votre ligne à l’issue de votre plan rend inefficient votre effort d’investissement étalé au cours du temps puisque votre plus-value sera soit négative, soit faiblement positive.
    3) Enfin, j’ai parcouru la liste des titres négociables sur la plateforme et j’ai été cruellement déçu.
    En effet, beaucoup de titres européens ne sont pas achetables sur leur place d’origine mais sur des places étrangères. Par exemple, Nestlé, Richemont, Crédit suisse, Novartis, etc. ne sont achetables qu’à New York, sous la forme d’ADR, au marché souvent étroit. Il en va de même de certains titres italiens. J’en ai même trouvé un (Amplifon) qui est achetable uniquement à Toronto !
    Le fait qu’ils soient cotés, sur la plateforme, en euros ne doit pas vous tromper.
    Car, pour acheter des ADR à New York ou à Toronto, il y a plus économique en termes de frais que Trade Republic (hors programme d’investissement) : c’est Interactive Brokers, courtier en ligne qui ne prélève, par exemple, qu’un dollar pour changer 100 000 € en dollars US !
    En effet, Trade Republic prélève des frais cachés sur le change. Si vous achetez Nestlé à New York sous la forme d’ADR, votre investissement, pour être libellé en euros sur votre compte, n’en aura pas moins été acheté en dollars US à New York. Or, Trade Republic, qui dit ne pas prélever de commissions de change, pratique en réalité la technique du spread élargi et se rémunère dessus.
    Je cite un passage de l’aide en ligne de Trade Republic (https://support.traderepublic.com/fr-fr/319-Comment-fonctionne-la-conversion-de-devises-) :
    « Pour les conversions monétaires, les cours acheteur et vendeur interbancaires (de devises) sont vérifiés plusieurs fois par jour ouvré pour refléter le marché. Les cours d’achat ou de vente des devises nécessaires à la conversion monétaire sont calculés sur la base de ces cours et en prenant en compte une majoration ou une minoration correspondant aux marges d’achat et de vente figurant dans la liste ci-dessous.
    Le cours d’achat ou de vente des devises calculé en dernier au moment du traitement de la transaction est pris en compte. Ce moment n’est pas concomitant avec la transaction sur titres en elle-même. »
    Trade Republic précise ensuite la marge prélevée pour les différentes devises. Pour le dollar, comme pour le franc suisse, cette marge est de 14 pips (c’est-à-dire, respectivement, 0,0014 USD et 0,0014 CHF), ce qui, au cours actuel de ces deux devises, représente une commission de, respectivement, 0,122 % et 0,139 %. Cela reste raisonnable, mais ce n’est pas non plus tout à fait négligeable. En tout état de cause, cela reste très supérieur à la commission de change prélevée par Pro Real Time – qui agit pour Interactive Brokers – et qui prélève 2,50 € pour 50 000 €, soit un taux de prélèvement égal à 0,005 % et à celle du compte « Tarif dégressif » d’Interactive Brokers, qui est de 1 dollar pour le change de 100 000 €, soit, au cours actuel de l’EUR/USD, 0,87 €, c’est-à-dire 0,00087 % ! Et, sur un investissement de 2 500 €, cela représente des frais d’environ 3,45 € pour les valeurs cotées à Zurich (il y en a une dizaine) et 3,05 € pour les valeurs cotées à New York, à ajouter au 1 € de frais forfaitaires de transaction. Soit, en moyenne, 4,25 € de commissions, à payer lors de l’achat, mais aussi lors de la vente (car il ne semble pas qu’il soit possible de conserver ses devises dans une « poche » dédiée sauf à créer un deuxième compte courant, ce qui est interdit chez Trade Republic). Au total, cela fait 8,50 € et non les 2 € forfaitaires des allers et retours effectués dans la zone euro. Et, pour un investissement de 5 000 €, la commission réelle totale sera de 7,50 € à l’achat, soit 0,10 € de plus que le tarif de la plupart des courtiers établis en France (par exemple, Binck Bank ou Saxo Banque ou encore Bourse Direct). Dans ces conditions, je ne vois pas tellement l’intérêt d’ouvrir un compte chez Trade Republic pour acheter des valeurs cotées à New York.
    On ne peut donc pas dire qu’il n’y a pas de commission de change chez Trade Republic. Tous les courtiers en ligne sont obligés de prélever une commission de change et la commission prélevée par Interactive Brokers apparaît en définitive beaucoup moins élevée que celle, cachée, prélevée par Trade Republic sous la forme d’une marge élargie par rapport au spread du marché des changes.
    On peut même dire que Trade Republic, grâce à ces commissions de change cachées, multiplie environ par 4 (pour un cours de l’EUR/USD d’environ 1,1480 USD et pour les valeurs cotées à New York) la faible rémunération (1 €) qu’il prétend prélever sur chaque transaction d’environ 2 500 €, et par 7,5 pour une transaction de 5 000 € !
    Et il y a plus : le calcul des frais cachés que je viens de faire constitue un minimum. Car, en réalité, n’oubliez pas les termes de Trade Republic :
    « Le cours d’achat ou de vente des devises calculé en dernier au moment du traitement de la transaction est pris en compte. Ce moment n’est pas concomitant avec la transaction sur titres en elle-même ».
    Ce qui signifie que Trade Republic ne prend pas le cours du change du moment où a lieu la transaction, mais un cours arbitraire censé « refléter le marché » du jour (ce qu’il appelle pudiquement le « moment du traitement de la transaction », c’est-à-dire, vraisemblablement, le soir après la clôture) au cours duquel a eu lieu la transaction.
    Donc, spread élargi et non concomitant à la transaction. Cela laisse des marges de manœuvre indéniables à votre courtier pour augmenter ses frais à vos dépens. Ces marges supplémentaires sont fondées sur à la fois sur l’évolution des cours de l’EUR/USD pendant la journée au cours de laquelle la transaction a eu lieu et sur l’élargissement artificiel du spread (14 pips pour le dollar et pour le franc suisse).
    Bref, l’achat d’un titre coté à New York pour un montant total de 5 000 € risque de coûter plus cher (7,50 € ou davantage) que chez Bourse Direct, Boursorama, Binck Bank ou Saxo Banque (8,50 € pour le premier, 8,50 $, soit 7,40 € pour les deux suivants). Est-ce dès lors vraiment intéressant de passer par Trade Republic ?
    Quant à acheter à travers les fameux plans d’investissement, l’absence de la commission forfaitaire d’un euro (à l’achat seulement) ne vous empêchera pas de payer plein pot ces commissions de change cachées, soit, dans notre exemple, probablement plus de 6,50 € pour 5 000 €, même s’il s’agit d’une valeur cotée en euro sur Euronext, mais achetable seulement à New York en dollars US sur le site de Trade Republic…
    En fait, tout se passe, semble-t-il, comme si chaque transaction effectuée en dehors de la zone euro donnait lieu, au bénéfice de Trade Republic, à un profit d’arbitragiste réalisé sur le Forex, et ce, même s’il s’agit d’une valeur de la zone euro. La seule condition est que la transaction ait lieu en dehors de la zone euro. Trade Republic se rémunère (il lui faut bien des sources de revenus, c’est normal) avec ces frais cachés et avec les rétrocessions qu’il a obtenu de ses partenaires.
    Conclusion : Trade Republic ne me paraît intéressant que pour les valeurs allemandes, achetées, elles, en Allemagne et en euros (donc sans commissions cachées de change) et aussi un peu pour les valeurs néerlandaises (mais celles-ci sont trop peu nombreuses), belges (même remarque), espagnoles et italiennes, à condition de ne pas les acheter à New York ou à Toronto. Et ce, sous réserve que des commissions cachées ne soient pas prélevées, sous forme de spreads élargis, lors de l’application de plans d’investissement.
    Il vous faut oublier les places situées en dehors de la zone euro : Suisse, Royaume-Uni, États-Unis et Canada. Pour ces places, Interactive Brokers est préférable.
    [NB : Trade Republic a cependant un avantage sur Interactive Brokers : il semble être relié au fisc français. Vous n’aurez donc pas, normalement, d’après ce que je crois avoir compris, à remplir la déclaration n° 2047 chaque année de manière à échapper à la double imposition (à vérifier cependant, car tout dépend comment l’IFU sera rédigé : s’il est rédigé comme le fait Degiro, la déclaration n° 2047 devra être remplie). Et vous n’aurez pas, non plus, à remplir chaque mois la déclaration n° 2778 et à envoyer un chèque au Trésor public – au titre du précompte de 30 % – dès lors que vous aurez perçu des dividendes pendant le mois écoulé. Tout cela sera fait automatiquement par Trade Republic (à vérifier là aussi dans la pratique). Seule la déclaration n° 3916 (déclaration d’un compte à l’étranger) devra être remplie lors de votre déclaration d’impôts de l’année suivant celle au cours de laquelle vous aurez ouvert un compte. Mais Bourse Direct, Saxo Banque et Binck Bank sont, eux aussi reliés au fisc français et, pour eux, vous n’avez pas de déclaration n° 3916 à remplir, ni, bien sûr, de déclarations n° 2047 et 2778].
    Nous avons vu que les courtiers établis en France (par exemple, Bourse Direct, filiale du Crédit agricole, ou Saxo Banque ou encore Binck Bank) n’étaient que deux fois plus chers, quand on avait tout additionné, pour les actions suisses et les actions américaines, pour une transaction de 2 500 € et légèrement moins chers (sous réserve d’un cours du change déterminé) que Trade Republic pour une transaction supérieure ou égale à 5000€.
    Pour les valeurs françaises, c’est Degiro le courtier le moins cher : 0,50 € tout compris quel que soit le montant de la transaction.
    Pour les ETF, là aussi, c’est Degiro le moins cher : 0 € de commission, tout simplement !
    [Attention, Degiro est un courtier étranger, comme Interactive Brokers. Le traitement fiscal est donc compliqué (cf. plus haut) même si Degiro paie, contrairement à Interactive Brokers, le précompte aux autorités fiscales du pays qui accueille le siège social des entreprises cotées dont vous avez reçu des dividendes. Une astuce est de ne posséder, sur votre compte Degiro, que des ETF à capitalisation : pas de dividendes à déclarer (notamment dans le cadre de la récupération d’impôt en vue d’éviter la double imposition) et pas de frais de transaction ! Le paradis des investisseurs, en quelque sorte… En tout état de cause, Trade Republic semble préférable à Degiro en ce qui concerne la commodité du traitement fiscal de votre dossier].
    Quant aux places asiatiques, je n’ai pas étudié la question, mais il est probable que les remarques que j’ai faites à propos des États-Unis soient encore plus valables en ce qui les concerne. Cela étant, le site de Trade Republic donne la faculté d’investir à moindres frais en actions au Japon et en Chine, à Singapour et à Hong Kong, et même en Australie, ce qui est vraiment rare dans l’ensemble des courtiers en ligne disponibles en langue française. Cela étant, personnellement, je préfère passer par les OPCVM et les ETF pour toute la zone Pacifique et les pays émergents. En matière d’investissement, la simplicité est souvent hautement préférable aux usines à gaz.
    Un dernier point : je trouve le site Web de Trade Republic déplorable. Il est sommaire, mal conçu et peu convivial. Il est loin d’inspirer la confiance qu’un investisseur est en droit d’attendre d’un courtier en ligne. De plus, dès que l’on actionne un module (par exemple, le module d’aide), on risque d’être déconnecté lorsqu’on veut revenir à la page « Portefeuille » (même après être entré sur son compte moins d’une minute auparavant !) et il faut recommencer la procédure de double authentification. C’est très lassant, pas du tout opérationnel, archaïque, mal conçu, bref nullissime.
    Quant à l’application mobile, je me refuse à faire de l’investissement en Bourse sur une application aussi légère. Peut-être suis-je trop vieux, Trade Republic ayant été créé par des jeunes et conçu pour les jeunes générations, accrocs à leur téléphone portable et adeptes du « click and buy » ? Autre génération, autres mœurs, tout cela est normal et constant dans l’histoire de l’humanité.
    Au final, vous aurez compris que j’ai une bien mauvaise opinion de ce courtier et que je ne conseille pas d’y ouvrir un compte sauf, peut-être, si l’on souhaite investir à moindres frais en titres vifs en Allemagne (et, accessoirement, aux Pays-Bas, en Belgique, en Espagne et en Italie). Dans ce cas, la tarification de Trade Republic est imbattable par rapport à la concurrence, y compris vis-à-vis de Degiro et de sa toute récente nouvelle tarification, et vis-à-vis aussi d’Interactive Brokers, surtout à l’aide du module d’investissement programmé dont je conteste par ailleurs la rentabilité finale.
    Voilà, j’espère vous avoir fait prendre conscience des quatre points principaux de ce long message :
    – Il existe des commissions de change cachées par le biais de spread élargi déconnecté de surcroît des conditions du marché au moment de la transaction (d’où des frais supplémentaires cachés lors des transactions en dehors de la zone euro).
    – Quand on prend en compte ces frais cachés, Trade Republic est plus cher, pour des transactions supérieures ou égales à 5 000 € sur les marchés d’Amérique du Nord, que ses concurrents, établis en France et reliés au fisc français, sauf dans le cadre de son module d’investissement programmé où il est moins cher d’un euro à chaque achat périodique.
    – Trade Republic est en définitive nettement plus cher que Degiro pour les valeurs françaises et les ETF (même pour des petits montants) sauf à travers les plans d’investissement où il est gratuit (hors prise en compte d’un éventuel spread élargi qui existerait peut-être lors des acquisitions périodiques).
    – L’interruption ou l’achèvement d’un plan d’investissement implique sa liquidation immédiate et automatique, d’où la quasi-certitude de réaliser soit des moins-values, soit des plus-values beaucoup plus faibles qu’elles ne l’auraient été par la méthode traditionnelle de l’achat unique suivi de la vente de la position.
    C’est à chacun de se faire son opinion, bien sûr, mais, pour ma part, ces quatre points sont rédhibitoires. Là encore, je pense qu’une personne très jeune et qui ne dispose d’aucun capital, mais seulement d’un revenu appelé à croître, peut être intéressé par la logique financière du plan d’investissement imaginé par les fondateurs de Trade Republic. Mais, si l’on possède déjà un capital que l’on souhaite faire fructifier, je pense que ce plan n’est pas l’instrument adéquat.
    Un détail, enfin, aurait dû appeler mon attention et me faire penser qu’il y avait un « loup » : l’absence de compte de démonstration chez Trade Republic. Lorsqu’on n’a rien à cacher, on prévoit des comptes de démonstration.
    Je vous souhaite bonne chance pour vos investissements.
    Bien cordialement.

    Répondre
  17. Bonjour,
    En cas d’achat-vente d’une même action en quantité équivalente dans la journée, la TTF n’est pas due.
    Exemple : j’achète 100 LVHM que je revends en totalité le jour même.
    Pouvez-vous me confirmer que Trade Republic respecte bien cette formalité ?
    Cordialement,
    Dominique

    Répondre
  18. La TTF sur les actions ayant leur siège social situé en France et de capitalisation supérieure à 1 milliard d’euros n’est pas perçue par votre courtier, mais par le Trésor public français. En conséquence, tout courtier est contraint de répercuter la règle que vous rappelez dans votre question. Si Trade Republic (ou Degiro, qui est deux fois moins cher quant au courtage sur les actions françaises : 0,50 € par transaction au lieu de 1 €) ne respectait pas cette règle, vous seriez en droit de lui réclamer réparation. Mais il n’y a guère de doute que votre courtier, quel qu’il soit, respectera la réglementation. Quel serait son intérêt à ne pas le faire alors que l’argent prélevé irait de toute façon au Trésor public ? Être plus cher que ses concurrents ? Cela n’aurait aucun sens !

    Répondre
  19. Merci pour votre réponse, Pierre.
    En regardant le détail des facturations faites aujourd’hui, Trade Republic m’a effectivement facturé la TTF pour l’achat de 100 actions Total revendues le jour même …
    A voir si demain cette « erreur » sera rectifiée …

    Répondre
    • Bonjour Dominique, merci pour cette information. Effectivement, je vous confirme que les opérations débouclées en « intraday », c’est-à-dire un achat et une vente réalisés sur le même titre, sur la même quantité et le même jour de règlement/livraison, ne sont pas assujetties à la taxe sur les transactions financières. Donc, Trade Republic devrait vous la rembourser, en tout cas si l’achat/vente a été réalisé sur la même quantité d’actions.

      Répondre
      • Bonjour Bertrand,
        Merci pour votre réponse : je leur ai adressé un message en espérant que cela sera rectifié rapidement.
        J’ai vendu 100 actions Total puis j’en ai rachetées 50 + 25 + 25 soit 100, en intraday.
        J’espère qu’ils me rembourseront rapidement et qu’ils prendront en compte cette « situation » pour les opérations à venir …

        Répondre
  20. Si ce prélèvement était maintenu dans les jours prochains, il vous faudrait immédiatement contacter le support de Trade Republic pour en exiger le remboursement. C’est impératif. Ils doivent le faire. Tenez-nous au courant. C’est un point important que celui que vous avez soulevé.
    Si vous n’obteniez pas satisfaction, ce serait un cinquième point négatif à leur détriment qui viendrait s’ajouter aux quatre autre points que j’ai soulevés dans mon message.

    Répondre
  21. Trade Republic s’avère très opaque en terme de frais ; j’achète hier du Total à 41€25 qui s’avère simultanément à 41€135 sur DEGIRO et au final qui me coute 41€345….idem sur les taux de change, la devise USD pour 157$28 détenu sur mon compte USD DEGIRO il vaut 141€22….sur trade republik il vaut 139€42…Bref il n’ y a pas de compte USD sur trade republik, c’est eux qui font leur petite tambouille euro/USD….et au final se gavent de frais notamment sur l’achat d’actions étrangères…car tout est en euro…

    Répondre
  22. Bonjour Franck,
    Si vous avez passé un ordre à cours limité, il a été exécuté au prix que vous aviez fixé, sinon, pour un prix « au marché » votre ordre est exécuté immédiatement à n’importe quel prix …

    Répondre
  23. J’ai passé plusieurs ordres facturés chacun 1 euro mais je ne comprends pas pourquoi ces 1,50€ de frais d’incitation de tiers, en sus, figurent sur la fiche d’information qui apparaît lorsque l’on valide un ordre … mystère !!

    Répondre
  24. Bonjour,
    Voilà la réponse de Trade Republic concernant la facturation de la TTF :

    « Bonjour Dominique,

    Je vous remercie pour votre message concernant la TTF.

    L’exemption de la TTF s’applique sur les opérations en intraday (achat suivi d’une vente dans la même journée) .

    Or, après vérification, je constate que vous avez vendu 100 actions Total le 29 novembre que vous aviez achetées à une date antérieure, puis racheté 2h après la vente 100 autres actions Total qui n’ont ensuite pas été revendues.

    Comme les 100 actions Total ont été revendues avant l’achat, l’exemption ne s’applique pas dans votre cas.

    Je vous remercie pour votre compréhension.

    Je reste à votre disposition pour tout re complémentaire et vous souhaite une très bonne journée.

    Cordialement, »

    Qu’en pensez-vous ?
    Je n’ai jamais eu ce problème avec Ing Direct : ce qui compte c’est le « cumul » achat-vente effectué intraday et non pas la « chronologie » de l’aller-retour …

    Répondre
  25. Bonjour Pierre,
    A compter du 20 décembre, Degiro change sa tarification : les ordres seront gratuits pour l’achat et la vente d’actions françaises par exemple …

    Répondre
  26. Bonjour,
    Après avoir nié toute erreur, Trade Republic a finalement rectifié la facturation de la TTF qui n’était pas due.
    Je viens de constater que mon compte avait été régularisé et que la somme indûment facturée m’a été remboursée.
    J’espère que cette erreur ne se renouvellera pas !

    Répondre
  27. Voilà la réponse que Trade Republic vient de m’adresser après avoir procéder au remboursement de la TTF indûment facturée :

    « Chère Dominique,

    Je vous remercie pour votre patience.

    Nous avons eu un retour de notre partenaire de règlement HSBC quoi nous a indiqué vous avoir automatiquement remboursé le trop payé relatif à la TTF car en effet, cette dernière ne s’appliquait pas dans votre cas.

    Je vous prie de m’excuser pour l’information erronée communiquée lors de mon précédent email.

    Je reste à votre disposition pour toute question et vous souhaite une très bonne soirée !

    Cordialement »

    Répondre
  28. Dominique,
    1) En ce qui concerne les « frais d’incitation de tiers », j’en parle dans mon très long témoignage du 25/11/2021.
    Ce sont des rétrocessions de commissions payées par des tiers à Trade Republic. Ce n’est pas vous qui les payez. En toute logique, vous ne devez pas les retrouver en débit sur votre compte espèces.
    2) En ce qui concerne les frais prélevés par Degiro, ils sont égaux à 0,50 € sur les actions françaises. Ils sont donc deux fois moins chers que ceux prélevés par Trade Republic. Là encore, j’en parle à de nombreuses reprises dans mon message du 25/11/2021 que vous trouverez plus haut.
    3) Je rappelle aussi l’avantage de Trade Republic sur Degiro : celui d’être « relié » au fisc français et donc de vous éviter de devoir gérer vous-même le délicat problème des dividendes (récupération de la double imposition au moment de la déclaration de revenus et précompte mensuel au cours de l’année de perception).
    4) Je vous confirme, au final, mes réticences sur Trade Republic pour les quatre raisons que j’ai évoquées dans mon message du 25/11/2021.

    Répondre
  29. Dominique,
    En ce qui concerne les commissions sur actions françaises chez Degiro, je voudrais préciser quelque chose que vous n’avez pas compris.
    1) Depuis une semaine, les commissions sur actions françaises sont réduites à néant.
    2) A compter du 18 décembre 2021, une commission fixe de participation aux frais d’accès au marché Euronext-Paris sera exigée. Elle est fixée à 0,50 €. Elle doit être comparée avec la commission fixe de 1 € prélevée par Trade Republic.
    Bonne chance pour vos investissements !

    Répondre
  30. Bonjour Franck,
    Ce que vous dites confirme ce que j’explique dans mon message du 25/11/2021 : Trade Republic se rémunère sur les écarts entre la cotation sur le marché des changes et sa propre évaluation du cours du change au cours de la journée où la transaction a eu lieu. Il se rémunère aussi sur des écarts, clairement assumés (et annoncés comme tels) dans son contrat, entre le cours des devises et leur cours, la marge supplémentaire étant fixée par eux à 14 pips sur le franc suisse et sur le dollar US. Relisez mon message du 25/11/2021 dans lequel je détaille les mécanismes de cette pratique et leurs conséquences sur le coût réel des commissions qui sont prélevées.
    Votre témoignage est cependant intéressant car il tend à démontrer qu’en sus de ces coûts cachés sur les valeurs cotées en devises étrangères, Trade Republic se rémunère aussi sur le spread de la cotation en euros des actions sur Euronext.

    Répondre
  31. Merci pour cette précision, Pierre.
    En comparant la tarification actuelle et celle à compter du 18 décembre, je ne l’avais pas interprété ainsi.
    Votre message du 25 novembre est très bien argumenté et détaillé.

    Répondre

Laisser un commentaire (votre adresse mail n'est pas publique)