Investir dans l’or et recevoir des dividendes [12% de rendement]


On vous l’a probablement répété des dizaines de fois : l’or ne verse pas de dividendes.

Contrairement aux actions, l’or ne produit aucun revenu. Pas de dividendes, pas d’intérêts.

Et pourtant, depuis 2024, un nouveau produit financier accessible aux investisseurs français permet de s’exposer à l’or tout en percevant des distributions chaque mois.

Avec un taux de distribution affiché de plus de 12 % par an, forcément, cela a attiré mon attention !

L’idée est particulièrement intéressante : profiter d’une éventuelle hausse du cours de l’or tout en recevant régulièrement de l’argent sur son compte de courtage.

Et je ne me suis pas contenté d’étudier ce produit.

J’en ai personnellement acheté dans mon portefeuille boursier.

Mais comment est-il possible de recevoir des dividendes sur un actif qui ne produit aucun revenu ?

D’où vient cet argent ? Ce rendement de 12 % est-il vraiment intéressant ? Et surtout, comment cet investissement se comporte-t-il lorsque l’or monte ou baisse ?

C’est ce que je vous propose de découvrir avec une analyse complète de ce produit, appelé IncomeShares Gold+ Yield ETP, dont les codes boursiers sont GLDI et GLDY.

1. Pourquoi investir dans l’or en Bourse ?

Avant de parler des dividendes, je voudrais rappeler pourquoi l’or mérite qu’on s’y intéresse comme investissement de long terme.

Car lorsqu’on regarde ses performances historiques, les chiffres sont assez spectaculaires.

Depuis 1964, le cours de l’or a progressé de plus de 13 000 % en dollars, selon la période et la série de prix retenues.

Évidemment, il s’agit de dollars nominaux : l’inflation n’a pas été déduite. Et cette période couvre une évolution majeure du système monétaire international.

Mais cela montre une chose : l’absence de dividendes n’a pas empêché l’or de générer une très forte appréciation de son prix sur le long terme.

Et ce constat reste intéressant sur une période beaucoup plus récente.

L’or a-t-il fait mieux que la Bourse américaine ?

Depuis l’année 2000, le cours de l’or a été multiplié par plus de 10, alors que le niveau de l’indice S&P 500 a été multiplié par plus de 4, selon les dates retenues dans mon étude.

Cela représente une progression supérieure à 900 % pour l’or, contre plus de 300 % pour l’indice américain.

Attention cependant : cette comparaison porte sur l’évolution des cours, sans intégrer les dividendes réinvestis des actions américaines.

Une comparaison des performances totales donnerait donc des résultats différents.

Mais ces chiffres restent remarquables.

Car, pendant toutes ces années, les investisseurs ont souvent cherché la prochaine pépite boursière.

La nouvelle technologie révolutionnaire, le prochain Nvidia, le prochain Amazon ou l’action capable de multiplier leur capital par 10.

Et pendant ce temps, une véritable pépite se trouvait peut-être tout simplement sous leurs yeux depuis toujours.

Cette pépite, c’était l’or.

Un actif vieux de plusieurs milliers d’années, qui ne verse aucun dividende, ne publie aucun résultat trimestriel et ne promet aucune révolution technologique.

Et qui, pourtant, a connu une progression considérable depuis le début des années 2000.

Évidemment, cela ne signifie pas qu’il faut abandonner les actions pour investir uniquement dans l’or.

Mais cela rappelle une chose importante : ce ne sont pas toujours les investissements les plus nouveaux ou les plus populaires qui produisent les résultats les plus spectaculaires.

Une hausse spectaculaire ces dernières années

Les performances récentes de l’or sont particulièrement impressionnantes.

Voici l’évolution annuelle de son cours, exprimée en dollars :

AnnéePerformance de l’or
2023+15 % environ
2024+25,5 %
2025+67,4 %

En trois ans, l’or a connu une envolée exceptionnelle.

Et cette hausse n’est pas sans rapport avec les différentes crises économiques, financières et géopolitiques.

Historiquement, l’or est considéré comme une valeur refuge.

Lorsque les investisseurs s’inquiètent de l’inflation, des tensions internationales ou de la stabilité du système financier, ils ont tendance à rechercher des actifs susceptibles de préserver leur patrimoine.

Mais la question est maintenant de savoir si cette hausse peut se poursuivre.

Car, après une telle progression, on peut légitimement se demander si ce n’est pas trop tard pour investir.

Pour y répondre, il faut notamment regarder du côté des banques centrales.

2. Pourquoi les banques centrales achètent-elles autant d’or ?

Un des principaux moteurs de la demande d’or depuis plusieurs années vient des banques centrales.

Contrairement à un investisseur particulier qui cherche à réaliser un bénéfice à court terme, une banque centrale gère les réserves financières de son pays.

Elle cherche notamment à les diversifier et à les protéger contre certains risques économiques et géopolitiques.

Et depuis plusieurs années, les banques centrales accumulent des quantités considérables d’or.

D’après le World Gold Council, leurs achats ont représenté en moyenne environ 1 000 tonnes par an entre 2022 et 2025, soit approximativement deux fois le rythme annuel de la décennie précédente.

Parmi les pays qui ont renforcé leurs réserves figurent notamment la Chine, la Pologne et la Turquie.

Mais pourquoi cet intérêt pour le métal jaune ?

La dédollarisation de l’économie mondiale

L’une des grandes tendances actuelles est la volonté de certains pays de réduire leur dépendance au dollar américain.

C’est ce qu’on appelle la dédollarisation.

Pendant des décennies, les réserves financières des banques centrales ont été largement constituées d’actifs libellés en dollars, notamment d’obligations du Trésor américain.

Mais certains pays souhaitent désormais diversifier davantage leurs réserves.

Et l’or présente plusieurs caractéristiques intéressantes.

Il n’est pas émis par un État, ne dépend pas directement de la solvabilité d’un gouvernement et peut servir d’actif de réserve dans des situations de tensions internationales.

Cette diversification est notamment importante pour des pays qui entretiennent des relations économiques ou politiques compliquées avec les États-Unis.

Et la tendance pourrait se poursuivre.

Selon une enquête du World Gold Council publiée en juin 2026, 74 % des banquiers centraux interrogés anticipent une diminution de la part du dollar dans les réserves mondiales au cours des cinq prochaines années.

Cela ne signifie pas que le dollar va disparaître.

Mais cela montre que les banques centrales cherchent progressivement à diversifier leurs réserves.

Et si cette demande d’or se maintient, elle pourrait contribuer à soutenir son cours dans les prochaines années.

Personnellement, je considère que cette tendance de fond pourrait durer encore longtemps.

Évidemment, cela ne garantit pas que l’or continuera de monter. Son prix peut aussi connaître des corrections importantes.

Mais ces éléments renforcent mon intérêt pour cet actif à long terme.

Le problème, c’est que l’or ne verse aucun revenu.

Vous pouvez détenir de l’or pendant dix ou vingt ans. S’il prend de la valeur, votre patrimoine augmente.

Mais si vous souhaitez récupérer de l’argent, vous devez en vendre une partie.

Or, dans ma stratégie d’investissement, je privilégie les actifs capables de me procurer des revenus réguliers.

C’est précisément pour cette raison que je me suis intéressé à l’ETP IncomeShares Gold+ Yield.

3. GLDI / GLDY : un ETP sur l’or qui verse des dividendes mensuels

Le produit que je vais vous présenter s’appelle IncomeShares Gold+ Yield ETP.

Son code boursier historique est GLDI.

Il a été lancé en juillet 2024 et son objectif est de proposer une exposition au cours de l’or, tout en générant des revenus mensuels.

Mais attention : en achetant ce produit, vous n’achetez pas directement de l’or physique.

Vous achetez un ETP (Exchange Traded Product), c’est-à-dire un produit financier coté en Bourse.

Il fonctionne, pour l’investisseur, de manière comparable à un ETF classique puisqu’il peut s’acheter et se vendre sur les marchés financiers.

Mais sa structure juridique n’est pas nécessairement celle d’un ETF traditionnel.

Comment fonctionne cet ETP sur l’or ?

L’ETP IncomeShares Gold+ Yield détient principalement des parts du SPDR Gold Shares, dont le ticker est GLD.

Il s’agit de l’un des principaux ETF américains adossés à l’or physique.

Le cours de cet ETF suit l’évolution du prix de l’or en dollars, sous réserve des frais et des écarts de suivi.

IncomeShares utilise ensuite ces parts pour mettre en œuvre une stratégie destinée à générer des revenus.

Cette stratégie s’appelle le covered call, ou vente d’options d’achat couvertes.

Et c’est là que se trouve la véritable originalité du produit.

D’où viennent les dividendes de GLDI ?

Pour comprendre ce mécanisme, il faut savoir qu’il existe des instruments financiers appelés options.

Sans entrer dans tous les détails techniques, la stratégie consiste à vendre des options d’achat, appelées calls, sur les parts de l’ETF GLD.

Concrètement, IncomeShares accorde à un autre intervenant le droit d’acheter ces parts à un prix déterminé, pendant une période donnée.

En contrepartie de ce droit, IncomeShares encaisse une somme d’argent appelée prime d’option.

Ces primes servent ensuite à alimenter les distributions mensuelles versées aux investisseurs, auxquelles peuvent s’ajouter d’autres revenus du portefeuille.

Autrement dit, ce n’est pas l’or lui-même qui produit des dividendes.

C’est une stratégie financière utilisant des options qui permet de générer des revenus.

Et cette stratégie, je la connais bien !

Je l’utilise personnellement depuis plusieurs années sur mon portefeuille d’actions à dividendes pour augmenter mes revenus boursiers.

C’est une technique qui peut être particulièrement intéressante pour un investisseur qui privilégie les revenus réguliers.

Mais elle présente une contrepartie importante.

La contrepartie : renoncer à une partie de la hausse de l’or

Lorsque vous vendez des options d’achat couvertes, vous encaissez une prime.

Mais en échange, vous acceptez de limiter une partie de votre potentiel de gain si le cours de l’actif sous-jacent augmente fortement.

Prenons un exemple simplifié.

Imaginons que l’or progresse de 20 % en quelques mois.

Un investissement classique qui suit directement l’or profite largement de cette hausse.

En revanche, un ETP utilisant des covered calls peut ne récupérer qu’une partie de cette progression, car certaines hausses sont limitées par les options vendues.

Vous percevez donc des revenus réguliers, mais vous acceptez de renoncer à une partie du potentiel de hausse.

Cela ne signifie pas que le cours de GLDI est bloqué.

Les options sont renouvelées régulièrement et les conditions changent avec les marchés financiers.

Mais c’est le compromis fondamental du produit.

Et il est indispensable de le comprendre avant d’investir.

4. Un rendement de 12 % par an versé chaque mois : est-ce vraiment intéressant ?

C’est évidemment le principal argument commercial de cet ETP.

Au 30 septembre 2026, IncomeShares affichait un taux de distribution de 12,17 % par an pour son Gold+ Yield ETP.

Et les versements sont mensuels.

Pour un investisseur qui souhaite percevoir des revenus réguliers, cela peut sembler particulièrement intéressant.

Imaginons, par exemple, que vous investissiez 10 000 euros dans cet ETP.

Un taux de distribution annuel de 12 % représenterait théoriquement 1 200 euros de revenus bruts par an, soit une moyenne de 100 euros par mois.

Mais attention : ce calcul est uniquement une illustration.

Car il faut comprendre deux caractéristiques importantes de ces distributions.

Les dividendes versés ne sont pas fixes

Contrairement à un revenu contractuellement fixé à l’avance, les sommes distribuées par cet ETP varient chaque mois.

Et parfois de manière importante.

Par exemple, en 2025, les distributions par part ont été très différentes d’un mois à l’autre.

En février 2025, IncomeShares avait annoncé une distribution de 0,0319 dollar par part.

En avril 2025, cette distribution atteignait 0,2384 dollar par part.

Cela représente une variation considérable.

Pourquoi ?

Tout simplement parce que le montant des primes encaissées grâce aux options dépend des conditions du marché.

Lorsque la volatilité anticipée augmente, les primes peuvent devenir plus élevées.

À l’inverse, dans certaines conditions de marché, elles peuvent diminuer.

Cela signifie que le cours de l’or peut augmenter sans que votre prochain dividende augmente nécessairement.

Si vous recherchez un revenu parfaitement stable, cet ETP ne répond donc pas à cet objectif.

Attention à la différence entre rendement distribué et performance totale

C’est probablement le point le plus important à retenir.

Le rendement de 12 % affiché par IncomeShares correspond à un indicateur de distribution calculé à partir des versements passés et du prix du produit.

Il ne s’agit pas d’un rendement garanti.

Et surtout, un rendement distribué de 12 % ne signifie pas que votre investissement vous rapportera 12 % chaque année.

Pourquoi ?

Parce qu’il faut également tenir compte de l’évolution du cours de l’ETP.

Imaginons que vous achetiez pour 10 000 euros de parts.

Pendant un an, vous recevez 1 200 euros de distributions.

Mais si, dans le même temps, vos parts perdent 15 % de leur valeur, votre capital ne vaut plus que 8 500 euros.

Votre résultat total devient alors :

  • Distributions reçues : +1 200 €
  • Perte sur le capital : -1 500 €
  • Résultat total : -300 €

Vous avez donc reçu 12 % de distributions, mais votre investissement a perdu 3 % de sa valeur totale.

Voilà pourquoi il ne faut jamais analyser ce type de produit uniquement en regardant le taux de distribution affiché.

Il faut toujours prendre en compte les dividendes encaissés ET l’évolution du capital.

Quelle fiscalité pour les dividendes de GLDI / GLDY ?

Un autre élément a retenu mon attention lorsque j’ai acheté cet ETP.

Sur mon compte de courtage, j’ai constaté que les distributions reçues n’avaient pas subi de retenue fiscale étrangère à la source.

J’ai donc reçu le montant distribué sans cette déduction.

Mais attention, cela ne signifie absolument pas que ces revenus sont exonérés d’impôt en France !

Pour un résident fiscal français, la fiscalité dépend de la qualification des revenus distribués, de sa situation personnelle et des règles applicables aux produits financiers étrangers.

Il faut donc vérifier leur traitement fiscal auprès de son courtier et au moment de remplir sa déclaration.

L’absence éventuelle de retenue étrangère ne doit pas être confondue avec une absence d’imposition française.

5. GLDI est-il vraiment rentable ? Les performances depuis son lancement

Maintenant que nous avons compris le fonctionnement des distributions, regardons la véritable performance de ce produit.

Car c’est finalement ce qui doit permettre de juger son intérêt.

Pour cela, j’ai étudié les résultats d’un investissement dans IncomeShares Gold+ Yield ETP depuis son lancement, à l’été 2024, jusqu’à fin août 2026.

Soit environ deux ans.

Et les résultats sont particulièrement instructifs.

Une performance inférieure à celle de l’or en forte hausse

Sur cette période, l’or a connu une hausse exceptionnelle.

D’après mon étude, son cours a progressé d’environ 81 % en dollars.

De son côté, l’ETP GLDI, en tenant compte à la fois de l’évolution de son cours et des distributions reçues, a enregistré une performance d’environ 62 %.

Voici les résultats :

IndicateurOrETP GLDI
Performance totale sur environ 2 ans+81 %+62 %
Performance annualisée approximative+34 %/an+27 %/an
Versements mensuelsNonOui

Source : calculs de mon étude sur la période allant de l’été 2024 à fin août 2026, en dollars, avant fiscalité personnelle.

Le résultat est intéressant.

L’ETP GLDI a bien profité de la hausse du cours de l’or.

Son capital a progressé et les investisseurs ont également reçu des distributions importantes.

Mais sa performance totale reste inférieure à celle d’un investissement suivant directement le cours de l’or.

Et cette sous-performance n’a rien de surprenant.

Elle est la conséquence directe de la stratégie de covered calls.

En encaissant régulièrement des primes d’options, l’ETP renonce à une partie des hausses les plus importantes de l’or.

Sur la période étudiée, GLDI a ainsi récupéré approximativement 77 % de la progression de l’or.

C’est un résultat cohérent avec le fonctionnement du produit.

Mais attention, cela ne signifie pas qu’il récupérera systématiquement 70 à 80 % des futures hausses de l’or.

Ce ratio dépend entièrement des conditions de marché.

Que se passe-t-il lorsque le cours de l’or baisse ?

C’est là que cet ETP devient particulièrement intéressant à analyser.

Car lorsqu’on investit, il ne faut pas seulement regarder ce qui se passe lorsque les marchés montent.

Il faut également comprendre comment son investissement se comporte en période de baisse.

Et sur ce point, les covered calls présentent un avantage potentiel.

Lorsqu’un actif baisse, les primes d’options encaissées peuvent compenser une partie de cette diminution.

Autrement dit, les revenus générés par la vente d’options peuvent amortir une partie des pertes.

C’est exactement ce que j’ai observé lors de mon analyse des différentes phases de baisse de l’or entre 2024 et 2026.

Sur plusieurs de ces périodes, la performance totale de GLDI a été meilleure que celle de l’or.

Et c’est logique.

L’ETP continue de percevoir des primes d’options, qui peuvent réduire l’impact d’une baisse sur la performance totale.

Mais il faut bien comprendre une chose : ce produit ne garantit aucune protection du capital.

Si le cours de l’or chute fortement, les distributions peuvent être très insuffisantes pour compenser cette baisse.

Votre investissement peut donc perdre une part importante de sa valeur.

Un compromis entre dividendes et hausse du capital

Finalement, le fonctionnement de cet ETP repose sur un compromis relativement simple.

En période de forte hausse de l’or, GLDI risque de sous-performer un investissement direct dans le métal jaune.

En période de hausse modérée, ses distributions peuvent lui permettre d’obtenir une performance compétitive, voire supérieure.

Et en période de baisse, les primes encaissées peuvent amortir une partie des pertes.

Mais ces effets ne sont pas garantis et dépendent de la stratégie effectivement mise en œuvre et des conditions de marché.

C’est ce compromis qui me paraît intéressant.

Avec GLDI, vous restez exposé à l’or, vous recevez des revenus chaque mois, mais vous acceptez de renoncer à une partie du potentiel de hausse.

L’intérêt de cet investissement dépend donc surtout de vos objectifs.

Si votre priorité absolue est de profiter de toute la progression de l’or, il peut être plus logique de choisir un produit qui suit directement son cours.

En revanche, si vous recherchez des revenus financiers réguliers tout en conservant une exposition à l’or, GLDI mérite d’être étudié.

Attention également aux comparaisons de performances présentées dans certains documents commerciaux.

Lorsqu’on compare différents produits, il faut vérifier si les distributions sont réinvesties ou non, si les frais sont inclus et si la fiscalité est prise en compte.

Ce sont des éléments essentiels pour comparer correctement deux investissements.

6. Comment acheter l’ETP GLDI / GLDY en France ?

Si vous souhaitez investir dans ce produit, il faut d’abord connaître ses différentes cotations.

L’ETP IncomeShares Gold+ Yield existe sous plusieurs codes boursiers, selon la place de cotation et la devise utilisée.

Voici les principales cotations :

CodeBourseDevise de négociation
GLDILondresDollar américain
GLDELondresLivre sterling
YGLDXetraEuro
GLDYEuronext AmsterdamEuro

Il s’agit du même produit, identifié par le code ISIN XS2852999775.

Pour un investisseur français qui souhaite passer ses ordres en euros, les cotations GLDY ou YGLD peuvent donc être particulièrement pratiques.

Personnellement, j’ai choisi d’acheter GLDY, coté sur Euronext Amsterdam.

Mais il faut bien comprendre que cette cotation en euros ne supprime pas le risque de change.

L’ETP conserve une exposition économique à l’or et à des actifs libellés en dollars.

Les variations du taux de change entre l’euro et le dollar peuvent donc influencer le résultat obtenu par un investisseur français.

Quels sont les frais de cet ETP ?

Les frais annuels annoncés pour IncomeShares Gold+ Yield ETP sont de 0,35 %.

Ils sont directement prélevés au niveau du produit et intégrés dans sa valorisation.

Vous n’avez donc pas à régler séparément ces frais de gestion.

En revanche, il faut également tenir compte des éventuelles commissions de courtage et des spreads entre les prix d’achat et de vente.

Autre élément important : ce produit n’est pas éligible au PEA.

Pour un investisseur français particulier, il devra donc généralement être détenu dans un compte-titres ordinaire.

Chez quel courtier peut-on acheter GLDY ?

Tous les courtiers ne proposent pas nécessairement cet ETP.

Parmi les courtiers auprès desquels j’ai identifié ce produit figurent notamment :

  • Interactive Brokers
  • Lynx Broker
  • Saxo Banque

La disponibilité doit cependant être vérifiée auprès de chaque courtier, notamment en fonction du profil de l’investisseur, de son pays de résidence et des documents réglementaires accessibles.

Personnellement, j’utilise Interactive Brokers pour mes investissements sur ce type de produit.

Avant d’investir, je vous recommande également de consulter les documents officiels sur la page IncomeShares Gold+ Yield ETP.

Ils permettent notamment de vérifier les distributions, les frais, les actifs détenus et les principaux risques.

Conclusion : mon avis sur l’ETP Gold+ Yield à 12 % de dividendes

Je trouve cet ETP particulièrement intéressant pour une raison simple.

Il permet d’envisager un investissement dans l’or sous un angle différent.

Traditionnellement, lorsqu’on investit dans l’or, on cherche surtout à profiter d’une éventuelle hausse de son prix ou à diversifier son patrimoine.

Mais on ne peut pas compter sur cet actif pour recevoir des revenus réguliers.

Avec IncomeShares Gold+ Yield, le raisonnement change.

Vous pouvez conserver une exposition au métal jaune tout en recevant des distributions mensuelles grâce à une stratégie de vente d’options.

Mais il faut évidemment en accepter les contreparties.

Le montant des distributions est variable, le taux de 12 % n’est pas garanti et la stratégie peut limiter une partie des hausses les plus importantes de l’or.

Sans oublier que votre capital peut également diminuer.

Personnellement, ce compromis me paraît intéressant dans le cadre d’une stratégie qui privilégie les revenus financiers.

Et c’est la raison pour laquelle j’ai décidé d’investir moi-même dans ce produit.

Mais je ne considère pas GLDI ou GLDY comme un substitut parfait à un investissement direct dans l’or.

Ce sont deux investissements différents, qui répondent à des objectifs différents.

Si vous recherchez avant tout la progression du capital, un produit qui réplique directement l’or peut être plus adapté.

Si vous privilégiez le versement régulier de revenus, un ETP utilisant une stratégie de covered calls peut présenter un intérêt.

Et c’est précisément ce qu’il faut comprendre avant de se laisser séduire par un rendement affiché de 12 %.

Car ce n’est pas le montant des dividendes qui détermine à lui seul la qualité d’un investissement.

C’est la combinaison des revenus encaissés, de l’évolution du capital et des risques pris.

D’ailleurs, il existe aujourd’hui d’autres produits financiers qui affichent des taux de distribution encore plus élevés, parfois supérieurs à 50 % par an.

Mais que valent-ils réellement ?

Si vous souhaitez que j’analyse d’autres ETP à haut rendement avec la même méthode — en étudiant à la fois les dividendes reçus et l’évolution du capital — dites-le-moi en commentaire.

Et précisez-moi quels produits vous aimeriez que j’étudie dans une prochaine vidéo.

Photo de Bertrand
Auteur : Bertrand
Je suis l'auteur du site RevenusEtDividendes.com et je suis rentier grâce à la Bourse depuis l'âge de 46 ans.
Avertissement : Les informations présentées sont fournies à titre purement informatif et ne constituent en aucun cas un conseil en investissement personnalisé.

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