Comment je suis devenu Conseiller en Gestion de Patrimoine.


En 2025, j’ai été beaucoup moins présent sur YouTube. Pendant plusieurs mois, j’ai même presque arrêté de publier. Ce n’était ni un abandon de la chaîne, ni une perte d’intérêt pour la Bourse. J’étais simplement absorbé par un nouveau projet professionnel : devenir conseiller en investissements financiers.

Après un parcours de formation de 120 heures et la réussite de l’examen de l’Autorité des marchés financiers, j’exerce désormais cette nouvelle activité. Elle prolonge assez naturellement le chemin commencé il y a plus de dix ans : investir, comprendre, expérimenter et partager ce que j’apprends.

D’investisseur à conseiller financier

Mon parcours d’investisseur a véritablement commencé en 2012, lorsque j’ai pris une décision radicale : vendre mon appartement pour investir cet argent en Bourse. Quatre ans plus tard, en 2016, à 46 ans, les revenus générés par mes investissements m’ont permis de partir à la retraite et de devenir rentier grâce à la Bourse.

J’ai ensuite lancé mon site, ma chaîne YouTube puis des formations, avec une conviction qui reste intacte : lorsqu’une personne souhaite gérer elle-même son argent, elle doit pouvoir accéder aux connaissances et aux outils nécessaires pour prendre ses propres décisions.

Mais avec le temps, j’ai rencontré une limite. Tout le monde ne souhaite pas devenir spécialiste de la Bourse, analyser des entreprises, comprendre la fiscalité ou suivre un portefeuille pendant des années. Et certaines problématiques patrimoniales réclament une réponse beaucoup plus personnalisée.

Préparer sa retraite, créer des revenus complémentaires, placer une somme disponible à court terme ou valoriser la trésorerie d’une entreprise : dans tous ces cas, la vraie question n’est pas « quel est le meilleur placement ? », mais plutôt « quelle solution est cohérente avec ma situation, mon objectif, mon horizon et mes contraintes ? »

C’est pour pouvoir répondre à cette question que j’ai choisi de compléter mon activité.

Les placements réservés aux professionnels sont-ils vraiment meilleurs ?

En entrant dans ce métier, j’ai effectivement découvert de nombreuses solutions que je ne connaissais pas. Certaines sont peu accessibles au grand public. D’autres permettent de répondre à des objectifs spécifiques de rendement, de revenus, de transmission ou de placement à court terme.

Mais j’ai surtout découvert l’envers du décor.

Les conseillers sont régulièrement sollicités par des sociétés qui souhaitent leur faire distribuer leurs produits. Les présentations commerciales mettent naturellement en avant le rendement potentiel, les protections prévues ou l’originalité de la solution.

Sur le papier, beaucoup de produits paraissent séduisants.

Pourtant, j’ai rapidement compris une chose essentielle : ce n’est pas parce qu’un placement est peu connu ou accessible uniquement par l’intermédiaire d’un professionnel qu’il est meilleur qu’un placement classique.

Le véritable travail consiste donc moins à trouver de nouveaux produits qu’à faire le tri. Il faut comprendre les risques, les contraintes, les scénarios défavorables et, surtout, vérifier si le placement répond réellement au besoin de l’investisseur.

Ma règle : tester avant de proposer

Cette expérience m’a conduit à adopter une règle simple : je ne veux pas proposer à quelqu’un un placement auquel je ne crois pas ou auquel je ne serais pas prêt à souscrire moi-même.

J’ai donc choisi de tester personnellement les solutions que je pourrais recommander.

Le rendement annoncé n’est qu’une partie de l’équation. Je veux aussi connaître l’expérience réelle : la simplicité de la souscription, la clarté des informations, les délais, le versement des revenus, la fiscalité ou encore les conditions permettant de récupérer son capital.

Cette approche prend du temps. Elle signifie qu’il peut s’écouler plusieurs mois entre la découverte d’un placement et le moment où j’estime le connaître suffisamment.

Mais je préfère proposer moins de solutions et mieux les comprendre.

Évidemment, avoir testé un investissement ne supprime jamais son risque et ne signifie pas qu’il conviendra à tout le monde. Ce n’est qu’un filtre supplémentaire. La décision doit ensuite toujours partir de la personne : son âge, son patrimoine, son horizon, ses besoins et ses objectifs.

Quatre situations, quatre réponses différentes

Les premiers accompagnements que j’ai réalisés illustrent parfaitement cette logique.

Pierre, 72 ans, disposait d’environ 50 000 euros placés sur des supports de court terme. Il ne recherchait ni une forte prise de risque ni une immobilisation de longue durée. Son objectif était simplement d’améliorer le rendement net de son épargne disponible. Dans son cas, le rendement net annuel est passé d’environ 2 % à plus de 4 %.

Céline avait une problématique complètement différente. À 53 ans, elle voulait utiliser un capital de 56 000 euros pour préparer un complément de revenu de 1 000 euros nets par mois à la retraite. Avec un horizon de dix ans, une stratégie de long terme en Bourse était beaucoup plus cohérente. Dix ans plus tard, l’objectif de revenus était atteint et le capital dépassait 180 000 euros.

Thierry, chef d’entreprise de 56 ans, cherchait quant à lui à placer 150 000 euros de trésorerie pendant un an, avec un risque limité. La solution retenue lui a permis d’obtenir un rendement brut annuel de 6 % sur cette période.

Enfin, Paul dispose d’un patrimoine de plusieurs millions d’euros et cherche à générer 300 000 euros nets de revenus annuels tout en préservant et en développant son capital. Dans une telle situation, il n’existe évidemment pas de produit miracle : l’approche doit être globale, en tenant compte de la performance, du risque, de la fiscalité et de la disponibilité de l’argent.

Il n’existe pas de « meilleur placement » universel

Ces quatre exemples montrent pourquoi je me méfie de plus en plus des classements du type « les trois meilleurs placements du moment ».

Un placement peut être excellent pour une personne et totalement inadapté à une autre.

La Bourse reste, selon moi, un outil extrêmement puissant lorsqu’on dispose du temps nécessaire et que l’on accepte ses fluctuations. Mais elle n’est pas une réponse automatique. Un capital à placer pendant un an, une préparation de retraite sur dix ans, la trésorerie d’une société ou un patrimoine de plusieurs millions d’euros ne peuvent pas être traités de la même manière.

C’est précisément ce que ma nouvelle activité va me permettre d’explorer davantage.

Je continuerai à parler de Bourse, mais aussi de placements de court terme, de produits structurés, de private equity, d’optimisation fiscale, de crypto-actifs et d’autres solutions que je suis encore en train d’étudier ou de tester.

Ma ligne de conduite, elle, ne change pas : comprendre avant d’investir, tester avant de proposer et toujours partir de la situation réelle de la personne.

Photo de Bertrand
Auteur : Bertrand
Je suis l'auteur du site RevenusEtDividendes.com et je suis rentier grâce à la Bourse depuis l'âge de 46 ans.
Avertissement : Les informations présentées sont fournies à titre purement informatif et ne constituent en aucun cas un conseil en investissement personnalisé.

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